lundi 25 février 2008

REVISION DE LA CONSTITUTION : Des Morts à Douala

Ce que Le Messager redoutait et n’a eu de cesse de le dire depuis le fameux arrêté du gouverneur Fai Yengo Francis interdisant les manifestations publiques dans le Littoral commence à se vérifier. Jour après jour, la violence monte d’un cran lors des accrochages entre les populations et les forces de l’ordre. Si l’on n’avait déploré jusque-là que des blessés plus ou moins graves et des dégâts matériels importants, Douala a enregistré ses premiers morts ce week-end. Comme à Bépanda la semaine dernière, les forces de l’ordre ont chargé à balles réelles, avec l’aval de l’administration, sur la foule de manifestants samedi soir, faisant deux victimes au quartier dit Dakar où le Sdf Littoral avait programmé un meeting de protestation contre la modification de la Constitution.Comme on le voit, la situation commence ainsi à prendre des proportions inquiétantes, de nature à rappeler les fameuses années de braise, et notamment celle des “ villes mortes ” ou l’on avait, à en croire l’opposition de l’époque, enregistré entre deux cent et quatre cent morts. Suffisant, en tout cas, pour tirer sur la sonnette d’alarme. Et placer chaque acteur face à ses responsabilités devant les hommes, devant l’histoire et devant le Bon Dieu.La première responsabilité dans cette nouvelle escalade de violence qui risque de durer longtemps, incombe à l’administration, et donc au gouvernement. Laquelle responsabilité se décline en des actes réglementaires pris ces derniers temps pour limiter la liberté d’expression et restreindre la liberté de la presse ; l’un par le gouverneur du Littoral, sieur Fai Yengo Francis qui, en interdisant jusqu'à nouvel avis les manifestations publiques sur son territoire de commandement, prenait ainsi l’acte le plus élevé qu’un gouverneur puisse prendre, dans le seul dessein d’étouffer dans l’œuf toute velléité de contestation d’une éventuelle modification de la Constitution. L’autre par les responsables administratifs du Nord-Ouest interdisant une marche et un appel à la “ ville morte ” lancée par une coalition dite “ des vrais mouvements d’opposition ” qui entendait ainsi protester contre la vie chère. Le dernier acte en date porte la griffe du ministre de la Communication, Jean-Pierre Biyiti bi Essam, qui a ordonné jeudi dernier 21 février, la fermeture d’Equinoxe TV, puis celle de Radio Equinoxe le jour suivant, pour “ exercice illégal de la profession de diffuseur… ”. Comme il y a cinq ans avec Freedom FM dont personne ne semble plus se souvenir…Cette responsabilité se décline également dans l’utilisation abusive faite des forces de sécurité pour imposer le respect de ces actes. Exemple : à Bamenda le 15 février, on a déployé au même moment les forces de police, de gendarmerie et même les militaires, lesquelles avaient envahi tous les artères de la ville. La même mobilisation des forces de sécurité s’observe à Douala depuis deux semaines, notamment à Bepanda où l’on voulait empêcher le Combattant Mboua Massock de tenir un meeting pour demander le départ de Biya avant 2011, et au rond point Dakar où était prévu un meeting du Sdf Littoral contre la modification de la Constitution. Sans oublier Loum et Mbanga où des détachements entiers de policiers se sont mobilisés à chaque fois pour faire obstruction à l’artiste Joe La Conscience dans sa longue marche vers Etoudi où il espère remettre à Paul Biya en personne une pétition de mille signatures contre son projet de modification de la Constitution. N’est-ce pas là une façon bien ridicule d’utiliser le marteau pour tuer une mouche ? Ce d’autant plus que les populations, à chaque fois, n’étaient même pas informées de l’objet du déploiement de ces forces ; c’est en voyant leur ville assiégée que celles de Bamenda se sont rendues compte de l’appel à la ville morte, tandis qu’à Bépanda, il a fallu que les habitants se voient refuser l’accès à leurs domiciles pour réaliser qu’il se préparait quelque chose, notamment le meeting de Mboua Massock. Pareil à Dakar où les populations ont été surprises dans leurs activités par les jets d’eau de “ mami wata ” et le gaz lacrymogène largué par des gendarmes en mal de défoulement après une mission rendue infructueuse par le désistement des dirigeants du Sdf ce samedi-là.Il y a ensuite la responsabilité des forces de l’ordre. Qui semblent minimiser, ou qui ne mesurent pas assez le degré de cette responsabilité qui leur incombe dans la gestion de conflits, notamment à un moment aussi crucial que celui que traverse le pays aujourd’hui. Interpellations arbitraires, provocations inutiles, etc., sont souvent à l’origine des violents accrochages entre elles et les populations. Comme à Dakar où les violences sont intervenues longtemps après le départ de Jean-Michel Nitcheu et ses compagnons, les gendarmes, sans doute restés sur leur faim faute d’adversaires politiques à se mettre sous la dent, s’étant attaqués à des gens qui vaquaient à leurs occupations, pulvérisant du gaz lacrymogène sur des passants et dans les commerces. A Bépanda une semaine plus tôt, ce même gaz lacrymogène avait été pulvérisé jusque dans les domiciles privés.Il y a enfin la responsabilité des populations elles-mêmes. La loi a fixé les conditions d’organisation de manifestations publiques au Cameroun ; cela ne coûte pas grand’chose d’en demander chaque fois que l’on veut en organiser, quitte à se faire accompagner d’un huissier de justice pour en constater l’effectivité ou le refus de délivrer le récépissé de dépôt le cas échéant. Même si ces prédispositions ne garantissent pas la non intervention brutale des bidasses, au moins, elle vous couvre aux yeux de l’opinion et devant l’histoire. Or certains ont souvent prêté le flanc à la provocation et donné argument pour justifier la répression, en ne déclarant pas leurs manifestations. C’est vrai que dans le contexte actuel, une telle demande de manifestation aurait été irrecevable à cause de l’arrêté du gouverneur… Par ailleurs, on a vu, au cours des accrochages entre manifestants et forces de l’ordre, des gens s’attaquer à des biens publics ou privés, tels les infrastructures, les magasins, etc. A Dakar samedi soir, les populations aux mains nues, surprises par l’attaque des gendarmes, ont dû se servir des étals des petits commerçants qui bordent les rues pour riposter aux armes de guerre et autres gaz lacrymogène utilisés contre elles. Dégâts collatéraux, mais dégâts à déplorer, tout de même ! Tout comme ces chaussées sur lesquelles les mêmes populations ont brûlé de vieux pneus et les bois des étals pour manifester leur mécontentement. Mais pour être juste dans l’analyse, il faut bien relativiser la part de responsabilité des populations qui, généralement, agissent en position de légitime défense face à des forces de sécurité armées et équipées avec l’argent de leurs impôts.“ A hungry man is an angry man ”, disent les anglo-saxons. L’utilisation de cet arsenal intervient dans un contexte de mécontentement quasi-généralisé. D’une part, parce que la vie devient de plus en plus chère alors que le pouvoir d’achat stagne depuis au moins deux décennies, et d’autre part, probablement, parce que la majorité des Camerounais ne veulent pas d’une modification de la Constitution pouvant permettre à Paul Biya, accusé d’être à l’origine des nombreux maux qui minent le pays et rendent la vie si dure, de pouvoir briguer un nouveau mandat à la tête de leur pays. Or cette manière de répondre à leurs récriminations peut suggérer des idées du genre : “ Déjà on ne mange pas à notre faim, on ne peut pas envoyer nos enfants à l’école ou les soigner, et maintenant on ne peut même plus parler ou marcher ! ”. En tout cas, cette répression sauvage qu’on oppose à l’ardent désir du peuple à s’exprimer à sa manière (pacifique) sur une question aussi essentielle que la modification de la Loi fondamentale de notre pays, est de nature à faire exploser des frustrations longtemps accumulées. Et le spectacle de ces enfants de 8 à 12 ans faufilant dans les quartiers pour ravitailler en pierres, gourdins et autres morceaux de bois leurs aînés du “ front ” montre bien comment une nouvelle génération de contestataires est en train de se former sous nos yeux ; une véritable armée d’enfants soldats que nous risquons d’avoir du mal à contrôler demain, alors que nous les auront préparés à cela en utilisant nos armes pour réduire au silence leurs parents aux mains nues. Autant rappeler à Francis Fai Yengo, à Biyiti bi Essam, ainsi qu’a tous ceux qui, dans ce pays, continuent à penser que la force brutale et la répression aveugle sont les seuls arguments à opposer à ceux qui veulent s’exprimer sur certaines questions de la vie nationale, que s’ils ne se trompent pas de pays, ils se trompent sûrement d’époque et d’adversaires. Peut-être le comprendront-ils, avec les conducteurs de motos-taxis qui promettent d’entrer dans la danse…
Le messager Le 02-02-2008

Exploitation de la naïveté des jeunes : la ferme condamnation du gouvernement

Exploitation de la naïveté des jeunes : la ferme condamnation du gouvernement

Le communiqué de presse du MINCOM. Dans l’après-midi de samedi 23 février 2008, M. Jean-Michel Nintcheu, député du SDF (Social Democratic Front), président de la coordination provinciale de ce parti dans le littoral, bravant l’arrêté du gouverneur du Littoral en date du 15 janvier 2008 interdisant les manifestations publiques jusqu’à nouvel ordre dans son ressort territorial, a tenté d’organiser un meeting et une marche au lieu dit Rond point Madagascar.
Constatant le nombre insignifiant de militants et sympathisants SDF présents, M. Nintcheu a décidé du report du meeting et de la marche envisagés.
Les quelques manifestants présents sur les lieux ont été dispersés par les forces de l’odre, sans incident majeur. Quelque temps après, au-delà de 18h30mn, au lieu dit Carrefour Bilongue, des bandes de jeunes, à la suite d’un accident de circulation entre un camion remorque et une moto, ont bloqué le trafic ; certains de ces jeunes scandaient « libérez Equinoxe ». Ils ont dressé des barricades allumé des pneus, notamment sur l’axe lourd Douala-Yaoundé, avant d’incendier un bus de la société SOCATUR, de piller les stations services et des call-box. Les forces de l’ordre sont alors intervenues afin de mettre un terme à cette situation.
Les affrontements qui s’en sont suivis ont fait un mort par balle, le nommé Gingay Louvert Fouambouh, et un blessé grave, le nommé Nguegang Gutenberg, actuellement interné à l’hôpital Laquintinie.
Le gouvernement déplore cette perte en vie humaine, ainsi que tous les dégâts occasionnés par ces actes irresponsables.
Le gouvernement condamne fermement ceux qui exploitent la naïveté des jeunes pour amener ceux-ci à commettre des actes susceptibles de mettre en danger leurs propres vies, et l’ordre public. (e) Jean Pierre Biyiti bi Essam

Au moins quatre morts dans des émeutes à Douala, au Cameroun

Quatre personnes ont été tuées lundi à Douala, capitale économique du Cameroun, lorsqu'une grève des chauffeurs de taxi contre la hausse du prix des carburants a dégénéré en émeutes et scènes de pillage, rapportent policiers et témoins.
"Deux personnes ont été extraites de force de leurs véhicules et battues à mort dans le quartier de Bonaberi", a déclaré un policier souhaitant garder l'anonymat.
Une troisième personne a été brûlée vive dans l'incendie d'un bâtiment administratif local et un jeune homme est mort par suffocation après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, a-t-il précisé.
Selon des témoins, la police a non seulement fait usage de grenades lacrymogènes mais également tiré en l'air pour disperser des petites groupes de protestataires et de pillards, qui ont mis le feu à plusieurs stations-service qui refusaient de fermer.
Les chauffeurs de taxi grévistes ont brûlé des pneus et érigé des barricades en divers points, paralysant la circulation du principal port du pays, l'un des plus importants du continent.
Le port de Douala expédie les chargements de cacao du Cameroun, quatrième producteur mondial. Selon des témoignages, l'activité portuaire a été ralentie par des barrages empêchant l'entrée des employés du port et des cargaisons.
Selon la radio nationale, des manifestants ont incendié cinq camions appartenant à un exportateur de bois.
AMENDER LA CONSTITUTION
Les policiers ont reçu le renfort de militaires pour les aider à rétablir l'ordre. Le gouverneur de la province du Littoral, où se trouve Douala, a tenu une réunion de crise, a-t-on appris de source policière.
Douala est un des bastions de l'opposition au président Paul Biya, au pouvoir depuis 25 ans.
Ces violences interviennent 48 heures après des heurts, également à Douala, entre policiers et opposants hostiles au projet du chef de l'État de se maintenir au pouvoir plusieurs années encore. Un manifestant avait alors été tué.
Selon la Constitution camerounaise, Biya doit quitter le pouvoir en 2011. Le président, qui est âgé de 75 ans, a toutefois annoncé le mois dernier qu'en raison de ce qu'il qualifiait d'appels populaires, il demanderait au gouvernement de réexaminer la Constitution.
Des députés d'opposition ont accusé le gouvernement d'avoir réagi brutalement aux manifestations.
"Depuis que le président Biya a fait connaître sa décision d'amender la Constitution, cette ville (Douala) est virtuellement en état de siège", a affirmé Jean-Jacques Ekindi, chef de file du Mouvement progressiste, un parti d'opposition.
Les manifestants ont également dénoncé la fermeture de la chaîne de télévision privée Equinoxe.
Equinoxe avait diffusé ce mois-ci une interview de John Fru Ndi, chef de file du Front démocratique social, dans laquelle il accusait Biya de vouloir gouverner à vie et exigeait une table ronde sur la Constitution.
Paul Biya bénéficie depuis les législatives de l'année dernière d'une large majorité parlementaire, suffisante pour amender la Constitution. L'opposition avait dénoncé des fraudes lors du scrutin.

mercredi 9 janvier 2008

cameroun: Drôle d’anniversaire

y a vingt-cinq ans, le 6 novembre 1982, Paul Biya devenait le président de la République du Cameroun à la place de Ahmadou Ahidjo, démissionnaire pour raison de santé. L’anniversaire a été fêté sans faste particulier. Certes, comme chaque année à la même date, l’administration a tourné au ralenti. Une grande partie des fonctionnaires étant membres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, ils ont rejoint leur département d’origine pour y commémorer l’avènement du « renouveau ». Même à Paris, la « diaspora » s’est contentée d’un discret dîner-débat organisé par un mystérieux Cercle africain de réflexion pour la promotion de la paix et le développement (Carped). En réalité, ni le RDPC ni le gouvernement n’avaient le cœur à sabrer le champagne. À la suite d’insistantes rumeurs de coup d’État qui ont tenu les services de sécurité en haleine, au mois d’octobre, le niveau d’alerte a en effet dû être relevé. L’affaire aurait pu passer pour une mauvaise plaisanterie si trois ressortissants français n’avaient été interpellés après la saisie d’une cargaison d’équipements militaires dans le port de Douala. C’est le carnet d’adresses de l’une des personnes appréhendées qui a déclenché une enquête de grande ampleur visant à démanteler le « complot ».
Début octobre, à son retour de New York, où il avait assisté à la 34e Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État, constatant l’absence de preuves de nature à étayer la thèse du coup de force, n’avait pas caché son scepticisme et ordonné la remise en liberté des trois Français. Leur incarcération tombait d’autant plus mal que Paul Biya était attendu en visite officielle en France le 27 octobre. Les Français libérés, Rémy Ze Meka, le ministre délégué à la Défense, chargé de l’enquête, a ordonné de nouvelles arrestations. Huit officiers, dont un chef d’antenne du renseignement militaire, un commandant d’une unité d’élite et dix sous-officiers dont un de la garde présidentielle, ont été mis aux arrêts. Pour avoir séjourné il y a quelques semaines au Burkina, Luc Gnowa, le secrétaire général de l’Alliance biblique du Cameroun, une maison d’édition doublée d’une société de diffusion de la bible, a été placé en garde à vue quelques jours plus tard.
Il serait, à ce jour, toujours détenu. Selon Guibaï Gatama, directeur de publication d’un hebdomadaire régional, L’Œil du Sahel, « les militaires arrêtés présentent tous la particularité d’être affectés à proximité de la frontière tchadienne, dans l’extrême nord du pays ». Un examen plus attentif montre que plusieurs suspects, dont Gnowa, sont d’origine toupourie, l’ethnie du fameux Guerandi Mbara (53 ans), seul survivant du groupe d’officiers qui, le 6 avril 1984, tenta de renverser Paul Biya par les armes. Condamné à mort par contumace au Cameroun, il vit en exil au Burkina depuis plus de vingt ans. Cette hospitalité offerte par Blaise Compaoré, son ami et camarade de la promotion « 20-Mai » de l’École militaire interarmes (Emia), à Yaoundé, a longtemps compliqué les relations entre les deux pays. Pourtant, l’ancien « putschiste » jure s’être acheté une conduite. Il a obtenu un doctorat en sciences politiques à l’université René-Descartes (Paris-V) et dirige aujourd’hui un cabinet de conseil en développement et stratégie, tout en enseignant à l’Institut diplomatique et de relations internationales (Idri), à Ouagadougou. « Ils se livrent une guerre de succession et ont décidé de faire de moi un bouc émissaire ; mais je n’y suis pour rien », nous a-t-il confié, par téléphone. Nul doute qu’il ne convaincra pas ceux qui, dans les cercles du pouvoir à Yaoundé, estiment que l’ancien militaire n’a jamais renoncé à déstabiliser le régime.

source:jeune afrique.com

cameroun: Décès du président camerounais Ahmadou Ahidjo

Ce jeudi 30 novembre 1989, Ahmadou Ahidjo passe une journée ordinaire dans sa maison située sur la corniche de Dakar, le long de l’océan Atlantique. Sa femme, Germaine, et Adam Maté, ancien étudiant en médecine et ami de la famille, sont à ses côtés. Ils veillent sur l’ancien président du Cameroun qui, depuis janvier, à la suite d’une chute dans sa salle de bains, souffre d’une paralysie partielle des membres inférieurs et ne peut plus se déplacer seul. L’ambiance est plutôt morne. À 15 heures, un repas lui est servi. Il s’allonge ensuite, en attendant qu’Adam Maté vienne lui prodiguer ses soins. Sa femme lui demande s’il souhaite qu’on lui redresse le lit. Ahidjo ne répondra jamais : il vient d’être foudroyé par une crise cardiaque. Il est 17 h 30. Quelques heures plus tard, à Yaoundé, un communiqué laconique annonce le décès de l’ancien chef de l’État sur les ondes de la radiotélévision.
Peul, né à Nassarao, près de Garoua (nord du Cameroun), en 1922, c’est en 1941 qu’Ahidjo, après deux ans de formation à l’École primaire supérieure de Yaoundé, est recruté à la Poste et affecté à Douala. Entré en politique en 1947, il est élu délégué de la Bénoué à l’Assemblée territoriale. Conseiller de l’Union française en 1953, il consolide sa position en accédant à la présidence de l’Assemblée territoriale en 1956, année où il crée le Mouvement pour l’évolution du Nord-Cameroun. En 1957, le Cameroun devient un État sous tutelle, avec André-Marie Mbida comme Premier ministre et Ahidjo comme vice-Premier ministre.
Pour la France, ce statut doit évoluer vers l’indépendance. Mais elle se trouve devant deux écueils : l’insurrection des nationalistes de l’Union des populations du Cameroun (UPC) depuis décembre 1956 et l’opposition de Mbida à toute idée d’indépendance. Paris ne tergiverse pas, qui décide de mater la rébellion de l’UPC et d’évincer Mbida, qu’il fait remplacer par Ahidjo, considéré comme plus souple. Ce dernier joue le jeu et transforme son groupe parlementaire en parti, l’Union camerounaise (UC), dont l’influence se limite au nord du pays. Le 1er janvier 1960, il proclame l’indépendance du Cameroun, dont il devient, cinq mois plus tard, le premier président.

Une fois au pouvoir, Ahidjo montre clairement sa volonté d’être le seul maître à bord, avec pour unique leitmotiv l’unité nationale. Réunification avec ce qui reste du Cameroun sous tutelle britannique, création d’un parti national grâce au ralliement des autres formations politiques à l’UC, rebaptisée Union nationale camerounaise (UNC), musellement de l’opposition… Tels sont ses grands chantiers. Et il les réalise avec une habileté et une fermeté inattendues. Si les libertés individuelles sont sacrifiées, il cherche en revanche à moderniser son pays. Ahidjo entre dans l’Histoire le 4 novembre 1982, lorsqu’il renonce au pouvoir à l’instar du Sénégalais Léopold Sédar Senghor, deux ans auparavant. Et passe le flambeau à son Premier ministre Paul Biya. Mais il garde la présidence de l’UNC. Biya vit mal cette situation, qui le prive, en quelque sorte, du plein exercice du pouvoir. En mars 1983, Ahidjo propose l’institutionnalisation du parti, pour affirmer sa primauté sur l’État. Biya répond en limogeant du gouvernement des proches de ce dernier, qui quitte le pays en juillet et s’installe en France. Un mois plus tard, son successeur annonce la découverte d’un complot qu’aurait instigué Ahidjo. En février 1984, au terme du procès des putschistes, l’ancien président est condamné à mort par contumace. Vivant désormais entre la France et le Sénégal, Ahidjo suit de près l’évolution de son pays. Et entre dans des colères récurrentes à chaque mauvaise nouvelle. Sa santé en pâtit, jusqu’au dénouement fatal. Son corps, inhumé à Dakar, n’a toujours pas été rapatrié au Cameroun, faute d’autorisation.

source:jeuneafrique.com

CAMEROUN: L'ex-commandant des troupes camerounaises à Bakassi mis aux arrêts

Le capitaine de vaisseau Oyono Mveng, ex-commandant de l'«Opération Delta» dans la presqu'île camerounaise de Bakassi, a été mis aux arrêt et séjourne depuis quelques jours dans les cellules du secrétariat d'Etat à la Défense (SED) à Yaoundé, a appris APA de sources concordantes.

L'officier avait été relevé de ses fonctions au lendemain d'une attaque menée le 12 novembre dernier contre Bakassi, qui avait fait 21 morts et une dizaine de blessés dans les rangs des soldats camerounais. A la suite de cet assaut meurtrier, les premiers soupçons s'étaient portés sur les rebelles (nigérians) du Delta du Niger, qui écument la zone, alors que le gouvernement camerounais parlait «d'assaillants» non identifiés, arrivés à Bakassi à bord de sept embarcations, et qui avaient également perdu une dizaine d'hommes lors de la riposte des Camerounais.

Cette version a été battue en brèche la semaine dernière par un «Collectif de sous-officiers de la 2è région militaire interarmes » (RMIA 2) qui, dans une lettre ouverte aux autorités, ont accusé le ministre délégué en charge de la Défense (MINDEF), Rémy Ze Meka, mais aussi leur commandant et un capitaine, du nom d'Akah Robinson, d'être les «cerveaux de cette mutinerie».
Le collectif présentait le capitaine Robinson comme l'homme qui, vêtu d'une gandoura rouge et encagoulé, a tiré sur les soldats camerounais avec une mitrailleuse, et exige «la condamnation à mort par pendaison de Oyono Mveng, Akah Robinson, le MINDEF lui-même, en la personne de Remy Ze Meka et tout le reste».

source: jeune afrique .com

lundi 7 janvier 2008

CAMEROUN: Samuel Eto'o, l'instinct du buteur retrouvé

L'attaquant international camerounais du FC Barcelone (D1 espagnole), Samuel Eto'o, qui disputait seulement son troisième match après plus de trois mois d'absence, a confirmé son retour progressif en forme, en réussissant un doublé face à Valence (3-0), samedi, en match comptant pour la 16ème journée du championnat d'Espagne.

Il a ainsi inscrit trois buts en trois matches, depuis son retour en compétition. Eto'o, qui avouait, lundi dernier, être à «cent pour cent physiquement », semble avoir retrouvé « l'instinct du buteur » qui l'habitait dans un passé récent, lui le meilleur buteur de la Liga 2005-2006. Le Camerounais âgé de 26 ans a repris la compétition dimanche dernier face à La Corogne en Championnat, après trois mois d'indisponibilité suite à une opération au genou droit, en début septembre.

Il a marqué un but dès sa deuxième rencontre, en Ligue des champions, devant Stuttgart (3-1), mercredi. Le retour en forme d'Eto'o est bien apprécié au niveau du club catalan, sa vitesse d'exécution, son assimilation du schéma de jeu, ainsi ses automatismes, constituent de précieux atouts.

Surtout dans un contexte marqué par les indisponibilités (pour blessures) de Thierry Henry et de Lionel Messi et les remous autour de Ronaldinho.

A une semaine du célèbre «clasico » devant opposer le «Barca» au Real Madrid, Eto'o passe pour l'homme providentiel en Catalogne. Ce retour progressif au premier plan constitue également du bain béni pour la sélection nationale du Cameroun, les «Lions indomptables », en quête d'un cinquième sacre à la 26ème édition de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) qui démarre dans près d'un mois au Ghana. Après avoir émis le v?u, en septembre dernier, de ne pas laisser partir Eto'o à la CAN, le FC Barcelone est revenu à meilleurs sentiments.

Son président s'engageant à le libérer, tout comme le milieu de terrain ivoirien, Yaya Touré, lui aussi de retour en compétition après une indisponible liée à une sinusite.

«Il doit jouer d'abord avec le Barça avant les autres équipes», avait indiqué M. Joan Laporta, au sujet d'Eto'o, déjà absent quatre mois sur blessure la saison dernière.

Principal rendez-vous du football africain, la tenue de la CAN tous les deux ans de la CAN est, depuis quelques années, un sujet de préoccupation pour les responsables de clubs, mais également pour les footballeurs africains, tenaillés entre les pressions de leurs clubs employeurs et les sollicitations de leurs pays.

Un dilemme pour eux. A la CAN, prévue du 20 janvier au 10 février 2008 au Ghana, le Cameroun évoluera dans le groupe C, aux côtés de l'Egypte, du Soudan et de la Zambie

source:jeune afrique.com

CAMEROUN: Le Parlement adopte le budget 2008 du gouvernement

CAMEROUN - 9 décembre 2007 - XINHUA

Le Parlement camerounais a adopté samedi dans une large majorité le budget du gouvernement pour le compte de l'exercice 2008, a rapporté la radio nationale camerounaise.

Cette nouvelle enveloppe budgétaire s'élève à 2 276 milliards de francs CFA (4,95 milliards de dollars), soit une augmentation de 25 milliards de francs CFA (54,35 millons de dollars) par rapport au budget de l'exercice 2007. Le Premier ministre Ephraim Inoni lors de son passage devant les députés le 16 novembre dernier, avait axé la priorité de ce budget à la lutte contre la pauvreté, aux secteurs des infrastructures, de l'éducation, de la santé ainsi qu'à la gouvernance.

Selon des médias locaux, cette adoption n'a pas du tout été facile car des revendications ont été nombreuses notamment la revalorisation des salaires que souhaitent voir les fonctionnaires camerounais, qui estiment qu'après l'atteinte du point d'achèvement Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) et le nettoyage du fichier solde de l'Etat, il est normal que la hausse des salaires intervienne. L'idée est partagée par l'opposition.

Par contre, les élus du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) voient ce budget comme une source d'espoir pour les Camerounais puisqu'il met l'accent sur le secteur de l'éducation et la lutte contre la pauvreté. Reste pour l'instant la promulgation de ce budget par le président Paul Biya.
source: jeune afrique.com

CAMEROUN: À Douala, la chasse continue

Ancien directeur général du Port autonome de Douala (PAD), le poumon économique du Cameroun, Alphonse Siyam Siwé devrait passer les trente prochaines années de sa vie en prison. Trois de ses collègues, le flamboyant Édouard Etonde Ekoto, ex-président du conseil d’administration, Siéwé Nitcheu François Marie, ex-directeur des infrastructures portuaires, et Simon Pierre Ewodo Noah, ex-directeur général adjoint, devraient l’y accompagner pendant, respectivement, quinze, vingt-cinq et dix ans. Aboutissement du « procès du PAD », procédure fleuve ouverte en février dernier, le verdict a été prononcé dans la nuit du 12 au 13 décembre. Les quatre prévenus, qui ont échappé à la prison à vie réclamée par le procureur mais devraient voir leurs biens confisqués, ont été déclarés coupables de crimes de détournement et de coaction de détournement.
Lors de l’ouverture du procès, le préjudice subi par l’État camerounais avait été estimé à 40 milliards de F CFA (63,2 millions d’euros). Neuf autres accusés ont été relaxés. Parce qu’il n’était plus admissible que le Cameroun figure systématiquement en tête des classements des États les plus corrompus de la planète ; qu’il était notoire que le PAD était la vache à lait de quelques-uns au détriment du plus grand nombre ; et que la Banque mondiale et le FMI ont exercé sur elles de fortes pressions, les autorités camerounaises se sont résolues à ouvrir la chasse à la corruption (celle-ci s’est également traduite, en juin, par la condamnation à cinquante ans de prison ferme d’Emmanuel Gérard Ondo Ndong, l’ancien directeur général du Feicom, la banque des communes).
Quitte à faire tomber quelques barons du régime : Alphonse Siyam Siwé a été ministre des Mines ; Édouard Etonde Ekoto, délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala. Jusqu’où ira la justice ?
source: jeune afrique.com

CAMEROUN: CAN 2008 : Samuel Eto'o rejoindra l'équipe camerounaise avec un retard

L'attaquant camerounais du FC Barcelone Samuel Eto'o ira à la Coupe d'Afrique des nations Ghana 2008, mais il ne rejoindra la sélection camerounaise qu'à partir du 12 janvier, a rapporté samedi la radio nationale camerounaise.
Selon la radio, les responsables du FC Barcelone sont obligés de le laisser partir grâce au règlement de la FIFA, mais ces derniers précisent que Samuel Eto'o Fils doit d'abord livrer quelques rencontres avec le club avant de partir pour la CAN 2008.
La grande majorité des joueurs appelés par le sélectionneur de l'équipe nationale du Cameroun Otto Pfischer se sont envolés vendredi pour le Burkina Faso pour un stage, au cours duquel la liste des 23 joueurs retenus pour la CAN sera publiée avant l'échéance du 10 janvier prochain, date limite fixée par La Confédération africaine de football (CAF).
Ce stage était prévu au Kenya, mais à cause des troubles post- électorales dans ce pays, la Fédération camerounaise de football a choisi le Burkina Faso en lieu du Kenya. La CAN 2008 est prévue du 20 janvier au 20 février au Ghana.

Cameroun:Les équipes nationales de hand-ball du Cameroun bloquées à l'aéroport de Douala

CAMEROUN - 7 janvier 2008 - APANEWS

Les équipes nationales masculine et féminine du hand-ball du Cameroun qui doivent participer à la Coupe d'Afrique des nations (CAN) prévue à partir de mardi en Angola, sont toujours bloquées à l'aéroport international de Douala, faute d'avion, a constaté APA lundi à Douala. « Nous n'avons pu voyager dimanche comme prévu, officiellement faute d'avion lié à des raisons d'intendance », a déclaré Charles Bruno Bell, l'entraîneur national de l'équipe masculine de hand-ball du Cameroun. « Nous sommes habitués à ces problèmes, car chaque fois que nous devons participer à une compétition internationale, c'est la même rengaine; on dirait que tout surprend nos responsables », a-t-il ajouté.
Le technicien qui espère malgré tout que le ministère des Sports et de l'Education physique (MINSEP) et la Fédération camerounaise de hand-ball (FECAHAND), « feront tout pour que nous participions à la CAN », a organisé une séance de décrassage dimanche et lundi au complexe de la base aérienne de Douala pour « permettre aux joueurs d'être en jambe ». La CAN de hand-ball masculine et féminine chez les seniors se déroulera du 8 au 17 janvier 2008 en Angola. Chez les hommes, le Cameroun évolue dans « une poule difficile » selon le coach en compagnie de l'Angola, de la République démocratique du Congo et de la Tunisie ; tandis que chez les dames, la sélection du Cameroun sera aux prises avec le Congo, la République démocratique du Congo et la Tunisie.
source: jeune afrique

cameroun: Pour le Camerounais Makoun, la CAN 2008 est "l'une des CAN les plus relevées"

CAMEROUN - 7 janvier 2008 - AFP
Le milieu de terrain du Cameroun et de Lille (Ligue 1), Jean II Makoun, estime que la Coupe d'Afrique des nations 2008 (CAN-2008) au Ghana sera "l'une des plus relevées" et affiche des ambitions raisonnables pour les Lions Indomptables dans cette compétition.
Q: Est-il facile de quitter votre club, Lille, pour plusieurs semaines alors qu'il est en difficulté ? R: "C'était prévu que je fasse la CAN, quelle que soit la situation du LOSC à l'époque de la compétition. Il est vrai que, vu la position de Lille actuellement, ce n'est pas évident de partir l'esprit tranquille. Tant que la trêve n'était pas arrivée, je n'ai pas pensé à la CAN, on n'en a même pas parlé avec Tony (Sylva, le gardien de l'équipe du Sénégal, ndlr). On était concentrés sur notre club."
Q: Avec le retour de Samuel Eto'o, le Cameroun est-il le favori du groupe, où figurent aussi l'Egypte, le Soudan et la Zambie?
R: "Favoris, je ne pense pas. L'Egypte, championne d'Afrique en titre, a aussi une très bonne équipe. Je pense que le groupe C est très relevé et que toutes les équipes auront leur chance. C'est vrai que le retour de Samuel (Eto'o), qui est aussi un bon ami, va faire du bien à notre équipe. On est tous très heureux pour lui qu'il puisse enfin retrouver le terrain."
Q: L'objectif du Cameroun sera-t-il de remporter la coupe ?
R: "Je pense que c'est l'une des CAN les plus relevées, toutes les équipes vont jouer les matches à 100%. Maintenant, on part au Ghana avec de l'ambition, en espérant que le Cameroun aille le plus loin possible, en finale si possible. Sur les terrains de Ligue 1, j'ai croisé pas mal d'Africains et il y a beaucoup de concurrence entre nous. Ça chambre toujours! Mais une fois sur place, on jouera chacun pour notre pays
source: jeune afrique

CAMEROUN: Derby : Tonnerre doute, Canon euphorique

Tonnerre kalara club contre Canon de Yaoundé. C’est sans doute la plus belle affiche de la cinquième journée du championnat Mtn Elite qui se dispute ce dimanche. Au-delà de la charge historique des confrontations entre les frères et néanmoins ennemis de la capitale, la rencontre de dimanche met en face deux clubs aux destins diamétralement opposés depuis le début de la compétition. Tonnerre peine à traduire sur le terrain les connaissances de son “ kalara ” (cahier en langue bétie). Dans l’escarcelle du club, un maigre point acquis lors de la première journée, le 9 décembre. Depuis, le club chéri de Mvog-Ada vole de… défaite en défaite.
La plus récente remonte au 23 décembre dernier. En déplacement à Guider, les poulains de Antoine de Padoue Essomba Eyenga se laissent dominer par Espérance local qui l’emporte par un but à zéro. Trois jours plutôt (le 20 décembre), ils s’étaient déjà entourés dans le Sable de Batié à domicile (0-1) après avoir essuyé un autre revers devant Foudre (1-0) le 12 décembre. En trois cent soixante minutes de jeu, les statistiques du Tkc affichent piteusement, trois défaites pour un nul.
Ce qui fait du club le dernier de la classe, à la 16è place du classement général. En ce moment, le Tkc est en plein doute. Au contraire de Canon sportif, son adversaire de dimanche.Le Kpa Kum (l’un des surnoms de Canon sportif) a actuellement le vent en poupe.
Après le faux pas de la première journée, le club de Nkolndongo a vite rectifié le tir. Il mène le peloton à la première place du général avec 9 points sur les 12 possibles grâce à ses trois dernières victoires dont celle, précieuse, obtenue sur les installations de Université à Ngaoundéré (0-1) le 20 décembre lors de la 3ème journée. Une lancée entamée le 12 décembre (2è journée) contre Aigle royal de la Menoua (1-0) et qui s’est poursuivie avant la trêve des fêtes de fin d’année le 23 décembre dernier. Les “ Mekok Me Ngonda ” (obus de canon, l’autre surnom de canon de Yaoundé, Ndlr) avaient disposé de Tiko United, l’un des trois promus, au terme de deux coups de … canon. La confiance règne donc dans les rangs des poulains de Théophile Abéga. Entre Tonnerre, condamné à l’exploit sous peine de perdre encore du terrain et Canon en pleine réussite, le classico s’annonce très disputé.Tant mieux pour le spectacle.
Combinaisons de la 5è journée
Cotonsport de Garoua – Espérance Fc de Guider
Sable Fc de Batié – Aigle royal de la Menoua
Fovu club de Baham – Université de Ngoaundéré
Mount-Cameroon – Astres Fc de Douala
Tonnerre kalara club de Yaoundé – Canon sportif de Yaoundé
Union sportive de Douala – Unisport Fc du Haut-Nkam
Caïman club de Douala – Foudre sportive d’Akonolinga
Tiko United – Fc International Lion Ngoma
SOURCE : le messager

CAMEROUN: Bras de fer entre FECAFOOT et le Barca pour la libération de Samuel Eto'o

CAMEROUN - 7 janvier 2008 - APANEWS

La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et le FC Barcelone (D1 espagnole) sont engagés dans un bras de fer à propos de la libération à temps de Samuel Eto'o pour la phase finale de la 26ème édition de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), compétition à laquelle la sélection nationale camerounaise doit prendre part à partir du 20 janvier au Ghana.
Le FC Barcelone a informé la FECAFOOT, lundi, par courrier, qu'il ne mettra son goléador à la disposition des «Lions indomptables» «que le 16 janvier prochain», a appris APA de source officielle. Soit trois jours après la fin de leur stage final au Burkina durant lequel ils doivent disputer un matche amical mercredi, contre la sélection du pays hôte, et probablement un second, samedi, contre la Tunisie, selon une source proche de la FECAFOOT.
Dans une correspondance adressée au club espagnol, l'instance fédérale attire son attention sur «la place importante de Samuel Eto'o dans le dispositif du sélectionneur des «Lions indomptables» qui ne dispose que de quelques jours pour mettre en place ses différents schémas tactiques».
La FECAFOOT lui rappelle également les dispositions de la Fédération internationale de football association (FIFA) obligeant tout club employeur à mettre son joueur à la disposition de sa sélection nationale 14 jours à l'avance avant le démarrage des compétitions majeures dont la CAN fait partie.
Après le stage au Burkina, les «Lions indomptables» devraient rejoindre le Cameroun, avant de rejoindre le Ghana le 17 janvier.
A la CAN, le Cameroun évoluera dans le groupe C aux côtés de l'Egypte, du Soudan et de la Zambie. APA - Yaoundé (Cameroun) ?
source : jeune afrique

cameroun:CAN 2008 REPETITION GENERALE POUR LES LIONS INDOMPTABLES

Le sélectionneur national, Otto Pfister semble être l’homme qui cristallise le plus l’attention aussi bien des footballeurs camerounais, que celle de l’ensemble des observateurs et sympathisants des Lions Indomptables. Pourtant, ce n’est pas aujourd’hui, mais seulement dans dix jours qu’il sera contraint de publier la liste des 23 joueurs devant prendre part à la CAN 2008. Mais le début de cette compétition approchant à grands pas, tout le monde est accroché aux lèvres du technicien allemand.
En tout cas, depuis sa prise de fonction officielle il y a un peu plus de deux mois, Otto Pfister n’a pas encore laissé transparaître sa touche au sein des Lions Indomptables. D’où la convergence des regards dans sa direction. En octobre dernier, il a bien apposé sa griffe au bas d’une liste de joueurs professionnels et amateurs pour un stage de quelques jours à Herzogenaurach en Allemagne. Au bout du compte, Otto Pfister n’aura à cette occasion, passé que 36 heures avec « ses » hommes. Depuis lors, rien de neuf sous le soleil, si ce n’est une nouvelle liste de 27 joueurs qui ont pris part il y a une semaine à un match amical contre la sélection de Galice. Et lors de cette rencontre, jusqu’à la dernière minute a été récusée par le coach des Lions Indomptables, les Lions Indomptables n’ont rien montré. En un mot comme en dix, jusqu’ici, Otto Pfister lui-même n’a encore rien montré.
Toujours est-il que le public camerounais, comme à son habitude, fonde de grands espoirs en son équipe nationale. Il attend avec impatience le visage qu’il va présenter dans un peu plus d’une vingtaine de jours au Ghana. Dans les chaumières, les supputations vont déjà bon train. Quels seront les 23 joueurs qui seront finalement retenus pour le Ghana ? Difficile de répondre à cette question, car l’équipe du Cameroun n’a que rarement eu l’occasion de s’exprimer au cours des dernières mois. Mais avec un effectif réduit à 28 éléments pour le stage qui débute ce week-end au Burkina Faso, on peut se hasarder à faire de pronostics.
La préparation inquiète…
Au demeurant, il est difficile d’imaginer qu’Otto Pfister va faire la révolution, à deux semaines du début de la CAN. Il est dès lors plus sage d’envisager qu’il va s’appuyer sur certains acquis des Lions Indomptables. Ces acquis sont principalement contenus dans la longue expérience des grands rendez-vous de l’équipe du Cameroun. Il sera difficile de ne pas compter sur les Song Bahanag, Geremi Njitap, Atouba, Kameni et compagnie au Ghana. Derrière ces « vieux de la vieille », des jeunes pousses Mbia, Nguemo, Song Billong etc. apparaissent déjà comme des valeurs sûres. Et dans le wagon en partance pour le Ghana, il n’est pas exclu qu’Otto Pfister sorte quelques éléments de son chapeau. Ainsi, le gardien de Canon de Yaoundé, Janvier Mbarga, l’ancien sociétaire de Canon, Alain Nkong, le sociétaire d’Arsenal Kiev, Paul Essola Tchamba ou les « Espoirs » Alain Junior Ollé Ollé et Christian Bekamenga pourraient « s’inviter » au Ghana.
Au-delà du choix des hommes, les observateurs sont préoccupés par la préparation des Lions Indomptables pour la CAN. Ils ne vont en fin de compte, se mettre à l’ouvrage, qu’à partir de ce week-end. Auront-ils assez de temps pour se préparer ? Davantage, auront-ils assez de temps pour se forger un visage de potentiel vainqueur ? Rien n’est moins sûr. Mais l’envie et la détermination qui transparaissent du discours des joueurs sont rassurantes. Les 28 joueurs convoqués sont tous prêts à se battre pour aller à la CAN. C’est une bonne chose. Le souhait des fans est que l’encadrement technique ne fasse pas une erreur de casting.
Le compte à rebours de Ghana 2008 est lancé pour tous. Et dès lundi prochain CT entre en stage préparatoire. Il changera d’atelier au fur et à mesure que s’approche la compétition. Votre journal va revisiter l’histoire de cette merveille compétition qui fait bouger le continent du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. CT refait la CAN. Ce sera un grand moment de la préparation qui culminera la semaine prochaine avec la présentation des forces en présence de Ghana 2008.
source: cameroun tribune