Le capitaine de vaisseau Oyono Mveng, ex-commandant de l'«Opération Delta» dans la presqu'île camerounaise de Bakassi, a été mis aux arrêt et séjourne depuis quelques jours dans les cellules du secrétariat d'Etat à la Défense (SED) à Yaoundé, a appris APA de sources concordantes.
L'officier avait été relevé de ses fonctions au lendemain d'une attaque menée le 12 novembre dernier contre Bakassi, qui avait fait 21 morts et une dizaine de blessés dans les rangs des soldats camerounais. A la suite de cet assaut meurtrier, les premiers soupçons s'étaient portés sur les rebelles (nigérians) du Delta du Niger, qui écument la zone, alors que le gouvernement camerounais parlait «d'assaillants» non identifiés, arrivés à Bakassi à bord de sept embarcations, et qui avaient également perdu une dizaine d'hommes lors de la riposte des Camerounais.
Cette version a été battue en brèche la semaine dernière par un «Collectif de sous-officiers de la 2è région militaire interarmes » (RMIA 2) qui, dans une lettre ouverte aux autorités, ont accusé le ministre délégué en charge de la Défense (MINDEF), Rémy Ze Meka, mais aussi leur commandant et un capitaine, du nom d'Akah Robinson, d'être les «cerveaux de cette mutinerie».
Le collectif présentait le capitaine Robinson comme l'homme qui, vêtu d'une gandoura rouge et encagoulé, a tiré sur les soldats camerounais avec une mitrailleuse, et exige «la condamnation à mort par pendaison de Oyono Mveng, Akah Robinson, le MINDEF lui-même, en la personne de Remy Ze Meka et tout le reste».
source: jeune afrique .com
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